[./accueil1.html]
[mailto:info@vigiebillet.com]
[./contact.html]
[./marcheasuivre1.html]
[./marcheasuivre.html]
[./membres.html]
[./paticipants.html]
[./presse.html]
[http://vigiebillet.blogspot.com]
[./vbinternational.html]
[http://www.vigiebillet.com/english]
[http://www.vigiebillet.com]
[Web Creator] [LMSOFT]
La Tribune
Protecting goods is protecting people.

Les Banques font la chasse aux billets volés

Même si les braquages de transports de fonds connaissent une petite régression (-15% en 2004), la circulation de billets volés reste un problème pour les banques. Et le maculage, procédé qui consiste à imprégner d’une encre indélébile les coupures dérobées au moment du vol, ne suffisent pas enrayer totalement la circulation. L’association Vigie Billet, en coopération avec la Fédération bancaire française, la Banque de France et les autorités de police ont décidé d’unir leurs forces pour mobiliser les populations concernées, à savoir essentiellement les agences bancaires et les commerçants.

« Nous voulons à la fois lutter contre le recyclage involontaire de billets volés, accroître l’effet dissuasif des dispositifs existants et faciliter l’identification des malfaiteurs et de leurs filières », explique Jean-Marc Lacombe, secrétaire général de Vigie Billet. Le procédé de maculage ayant vocation à se généraliser, non seulement dans le transport mais aussi dans les distributeurs de billets, il est essentiel de sensibiliser les victimes éventuelles et de dissuader les éventuels receleurs. Sur le premier point, les réseaux bancaires sont appelés à jouer un rôle de premier plan, notamment en terme d’information. La campagne de sensibilisation qui est lancée va donc voir la mise en place d’affiches dans les guichets de la France, des banques et de La Poste. Les commerçants recevront eux une plaquette d’information.

Sur le second point, celui de la dissuasion, le mécanisme de traitement des billets maculés vise à mieux identifier et démanteler les filières. « Les commerçants ne doivent plus accepter de billets maculés, donc volés, mais demander à leurs clients de s’adresser à leur banque. Celle-ci va leur faire remplir une déclaration. Il n’y aura pas échange mais un remboursement par virement », détaille Christian de Laubier, responsable de la délégation Caisse générale de Chamalières à la Banque de France. C’est là que les billets tachés sont envoyés pour analyse.

Un fichier central. L’ensemble du dispositif verra aussi la mise en place d’un fichier central. « Lorsqu’une personne tentera de remettre un billet maculé à une banque pour la deuxième ou troisième fois, nous pourrons être alertés », se félicité Gilles Leclair, sous- directeur des affaires criminelles de la direction centrale de la police criminelle. Cette mobilisation ne se justifie pas par le nombre de billets concernés (6.000 par an) mais par la nature des activités criminelles sous-jacentes. Les braquages ne sont pas en effet de simples trafics mais relèvent du grand banditisme.

P.H.